Augmentation du prix du timbre désengagement de L’Etat sur la presse : c’est toujours au détriment du service public

Mis en ligne le 11 oct 2013 | Article lu 4 854 fois


Une nouvelle augmentation du prix du timbre de 0,63 à 0,66 centimes est annoncée pour le 1er janvier 2014, soit + 4,76 %. Le tarif de la Lettre verte passera quant à lui de 0,58 à 0,61 centimes, soit + 5,17 %.

Le rythme des augmentations des tarifs postaux est désormais annuel, de plus en plus important et pèse essentiellement sur les particuliers et les petits usagers (professionnels).

Les entreprises et les grands émetteurs du service postal sont épargnés ou favorisés, 1,8 % d’augmentation.

La péréquation tarifaire est donc toujours plus abandonnée avec une politique tarifaire qui tourne le dos à l’égalité d’accès aux services postaux. Alors que le résultat d’exploitation de La Poste était de 483 M d’euros au 1er semestre 2013, les actionnaires décidaient d’augmenter la rémunération de leurs dividendes de 15,7 % passant de 145 à 172 millions d’euros

Pourtant, d’autres choix sont possibles :

garantir le J+1 sur l’ensemble du territoire dans le contexte de crise, le gel de toute augmentation de tarifs postaux pour 2014
- une offre de service d’envois postaux à titre gratuit en ordinaire ou en recommandé pour tout demandeur d’emploi.
- des moyens de communication à des prix abordables tout en respectant la péréquation tarifaire.
- l’égalité d’accès de tous les usagers à tous les services postaux sur l’ensemble du territoire l’appropriation publique des activités postales. la responsabilisation de l’Etat qui doit financer les missions de service public  Au delà du prix du timbre, c’est l’avenir du service public postal et de l’emploi qui est posé.

D’autant que dans le même temps le projet de budget 2014 prévoit que les aides de l’Etat à la presse, principalement pour l’envoi des journaux par voie postale, seront en baisse de 56 millions d’euros.

L’Etat va notamment supprimer la compensation qu’il versait à la Poste depuis 2009 pour limiter la hausse des tarifs postaux pour les journaux, ce qui représentera 32 millions d’euros d’économies.

Il va également réduire de 16,5 millions l’aide au transport postal liée à l’accord qu’il avait lui-même signé avec la Poste en 2008.

Ainsi l’Etat remet en cause le respect de la diversité d’opinion dont il devrait être le garant

Le désengagement de l’Etat sur l’acheminement et la distribution de la presse met donc tout simplement en danger le pluralisme de l’information et la démocratie.

Tous les choix stratégiques opérés pour La Poste par l’Etat, sous la forme actionnaire ou non, ces dernières années ont en effet été essentiellement guidés par la recherche de rentabilité et de compétitivité au détriment du bien commun.

Ils ont conduit à des coupes sombres dans l’emploi et à une dégradation du service public rendu aux usagers. L’avenir de La Poste ne se situe pas dans la recherche de dividendes à distribuer aux actionnaires, mais bien dans la réponse à apporter aux besoins des postiers et de la population avec une qualité de service irréprochable.

 

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