Contre la privatisation des Aéroports de Paris : objectif 4,7 millions de signatures !

Mis en ligne le 29 nov 2019 | Article lu 75 fois


Après plus de 2 ans de bataille et de lutte syndicale, la CGT a réussi à mobiliser l’opinion publique, des élus de gauche comme de droite. C’est cette dynamique qui a permis de lancer la procédure de Référendum d’Initiative Partagée (RIP).
La consultation citoyenne a commencé ce 13 juin (https://www.referendum. interieur.gouv.fr/soutien/etape-1). Ainsi, s’ouvre la collecte des 4 717 396 signatures nécessaires (10% du corps électoral) pour tenter de provoquer un RIP sur la question de la privatisation ou non du groupe ADP.

Aéroports de Paris est notre bien commun. ADP a été créé en 1945 pour construire, aménager, développer et exploiter les aéroports d’Île-de-France. Ces missions ont permis de placer la France et son savoir faire aéroportuaire au tout premier plan international.  Aéroports de Paris est un des rares gestionnaires d’aéroports capable d’assurer à la fois l’exploitation, la maintenance, l’ingénierie, la construction, la sécurité, la sûreté et la relation avec les riverains. Ces compétences rares et ce savoir-faire unique sont possibles parce qu’Aéroports de Paris est une entreprise publique qui a su développer l’expertise de ses personnels. Cette expertise est garante de la sécurité du transport aérien.

POURQUOI IL NE FAUT PAS PRIVATISER ADP?

1 / ADP EST NOTRE BIEN COMMUN Avec 101 millions de voyageurs en 2017, ADP est la plus grande porte d’entrée du pays. C’est dire si l’enjeu du contrôle de cette structure est stratégique, tant sur le plan du développement économique et social de notre territoire, que sur celui de la sécurité des passagers.

2 /  ADP EST UNE ENTREPRISE QUI RAPPORTE À L’ÉTAT Du strict point de vue budgétaire, la décision de privatiser ADP est incompréhensible. Le groupe a généré 600 millions d’euros de bénéfices en 2018. ADP rapporte beaucoup d’argent à l’État. En bradant ce patrimoine, ce sont autant de milliards qui ne financent pas les services publics.

3 / LE FOND D’INNOVATION PRÉVU N’A AUCUN SENS ÉCONOMIQUE Le gouvernement dit vouloir investir dans le numérique, par le truchement d’un « fonds de l’innovation » financé en très grande partie par les recettes de la privatisation d’ADP. Mais ce fond pourrait être facilement garanti par ce que rapporte déjà ADP, et ce sur plusieurs années, sans avoir à se priver de recettes futures. En effet, une fois l’entreprise vendue, les gains de long terme pour l’État disparaissent mécaniquement. Cet argument n’a aucun sens, et il reste bien peu de monde, même dans la majorité, pour le défendre sérieusement.

4 / LE PRÉCÉDENT DE TOULOUSE-BLAGNAC Cette privatisation a été qualifiée « d’échec » par la Cour des comptes, que l’on peut difficilement soupçonner de partialité syndicale. Qu’ont fait les nouveaux investisseurs ? Ils ont fait ce que le capital sait faire le mieux : se servir ! 100 % du bénéfice a été distribué en dividendes ! Les nouveaux actionnaires se sont même servis dans les réserves de l’aéroport pour se rémunérer à hauteur de 16,5 millions d’euros ! Ils envisagent désormais de revendre leurs parts, après une plus-value de 70 % en cinq ans.

La CGT a édité une série de fiches explicatives à ce sujet que vous pouvez consulter en cliquant ici.

 

 

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